LA DEMANDE EN MARIAGE
Michel Cassagne, François Berthet, Doris Ittig
LE CHANT DU CYGNE
Michel Cassagne, François Berthet
Tous les hommes, toutes les femmes ne méritent pas l'admiration ni peut-être l'amour, mais tous
ont besoin de compassion. Telle est l'ordonnance d'Anton Tchékhov, médecin, écrivain, homme.
Tchékhov nous dépeint la société comme il nous montrerait une vieille collection de photographies;
ses personnages traînent leur vie comme un fardeau chargé d'échecs et d'ennui.
Les colères sont exagérées, les amours n'ont aucun avenir, les couples restent enfermés dans
des vies ponctuées de disputes et pleines d'amertume. Si jamais un événement se produit, c'est comme
par inadvertance.
Dans ces pièces, franchement comiques, peu de choses sont clairement démontrées, tout est suggéré, fredonné,
comme un air de « blues ».
Tchékhov touche le tiercé gagnant Allez voir «: Trois farces » à
l'Orangerie. Un cadeau signé Valentin Rossier
Quelle est la meilleure des trois parties ? Impossible à dire.
La demande en mariage, l'Ours et Le chant du cygne laissent le même souvenir ravi après
leur représentation à la queue leu leu au Théâtre de l'Orangerie.
Ces trois farces de Tchékhov, deux charges très drôles et un morceau empreint d'émotion,
ont trouvé en Valentin Rossier un metteur en scène inspiré (...)
Benjamin Chaix Tribune de Genève, mercredi 9 août 2000
La querelle ? Le plus court chemin vers l'amour A l'Orangerie, Valentin Rossier monte Tchékhov allegro fortissimo
Les hauts de hurlements, avec tempérament.
« Les sujets de vaudeville jaillissent de moi comme le pétrole du sol de Bakou ».
Si, dans ses grands formats, Anton Tchékhov excelle à dépeindre un état entre le rien et le néant, le
médecin-dramaturge a, dans ses pièces en un acte, le verbe percutant.
Les Trois farces, au Théâtre de l'Orangerie, affichent côté femme, une capricieuse et une poseuse,
côté homme, un ours et une lavette et, côté comédien, un vieux citron pressé seul comme
« le vent dans la plaine ».
Tableau accidenté, donc, auquel Valentin Rossier donne encore du relief via une distribution
à effet comique et un trasitement étonnamment volcanique (...)
Marie-Pierre Genecand Le Courrier, jeudi 10 août 2000