HELVETIC SHAKESPEARE COMPANY
Valentin Rossier


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CELEBRATIONS, Harold Pinter
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Création au THEATRE LE POCHE-GENEVE, septembre/octobre 2007
Coproduction : Le Poche-Genève, Théâtre de Vidy-Lausanne, avec la participation de l'Helvetic Shakespeare Company et dans le cadre du festival de la Bâtie-Genève.
Mise en scène : Valentin Rossier
Jeu : Maurice Aufair, Caroline Cons, François Florey, Sophie Lukasik, Sabrina Martin, François Nadin, Léa Pohlhammer, Jacques Roman, Valentin Rossier
Assistant à la mise en scène : Olivier Yglesias
Scénographie : Jean-Marc Humm
Lumière : Jonas Bühler
Son : Andrès Garcia
Vidéo : Laurent Valdès
Collaboration costumes : Valentine Savary
Affiche Le Poche-Genève Un restaurant. Trois couples. Deux tables voisines. On célèbre un anniversaire de mariage. Les répliques fusent, s’entrecroisent et dérapent. Célébration est la pièce la plus récente de Harold Pinter. Il porte un regard critique mais jamais moralisateur, d’une ironie déconcertante, sur les petites perversions d’une société basée sur de fausses valeurs. C’est parfois méchant, souvent très drôle…
Brochette saignante sur la scène du Poche.
Valentin Rossier signe un «Célébration» plein de fiel et pourtant délectable.

D'entrée, sur scène, ça pue. On a beau être dans un restaurant de luxe, style lounge pour parvenus, ce sont les mauvaises odeurs qui vous sautent au nez (...)
Une brochette de cyniques repus d'eux-mêmes, décochant leurs réparties acides entre deux blagues débiles. Les femmes, qui font dans le caritatif comme on se lime les ongles, sont plus molles ques languides (...) Valentin Rossier restitue cette atmosphère viciée, en appuyant à plaisir sur l'aspect caricatural du tableau. Les comédiens qui l'entourent sont tout simplement formidables. En guise de conclusion, on convoque Beaudrillard qui notait à propos du dégoût: «On sent grandir comme une envie de vomir tout cela, cette promiscuité de tout cela, l'indifférence du pire, la viscosité des contraires».
Lionel Chiuch
Tribune de Genève, vendredi 14 septembre 2007

Harold Pinter fait sa fête au vide intersidéral.
Au Poche de Genève, Valentin Rossier met en scène une grinçante «Célébration» de Harold Pinter.

(...) Ce devrait être un anniversaire de mariage. C'est une mer d'ennui, parsemée de banalités, d'hypocrisie, de vulgarité. Il y a bien sûr des trames souterraines, des tensions, des tromperies plus ou moins explicites. Mais ce n'est qu'illusion: la bulle n'éclatera pas, il n'y aura ni péripéties ni dénouement. Comme dans l'aquarium virtuel de l'arrière-plan, où tournent en boucle de beaux poissons. (...)
François Nadin et François Florey en conseillers stratégiques, Caroline Cons et Sophie Lukasik en organisatrices de charité mondaine, Valentin Rossier en banquier et Sabrina Martin en secrétaire excellent dans le snobisme vulgaire, sans pour autant verser dans la caricature. Le temps est étiré au maximum. On s'ennuierait presque, par empathie (...)
Delphine Goldschmidt-Clermont
Le Courrier, vendredi 14 septembre 2007

Une salle de restaurant londonien emballée dans une atmosphère lounge sur fond de deep house stratosphérique et ambient. Trois couples. Deux tables basses voisines. La scénographie classieuse évoque de loin en loin les intérieurs glacés et high techs de Nip/Tuck, la série dramatique TV culte.
Anguleuse, cette mise en espace est scandée par deux aquariums où évoluent des poissons tropicaux virtuels, images de synthèse pour une faune de nantis glissant à la surface d’un monde aseptisé. La pertinence du sensorium de Célébration mis en scène par Valentin Rossier, son flottement sans ruptures ni attaches sont inséparablement liés à un désarroi spécifiquement contemporain qu’elle met en scène. Par son titre, Célébration est l’œuvre palimpseste de Harold Pinter. On célèbre un anniversaire de mariage. Les répliques dégorgent la violence et le mal être, s’entrecroisent et dérapent. Tout est fragmenté au cœur de dialogues minés : les paroles, les souvenirs, les désirs. Entre Théâtre de l’Absurde, Théâtre de la Catastrophe, Conversation Play, pièce de situation, vaudeville décalé et comédie de menace ou de moeurs. Sur fond d’humiliation et d’asservissement sexuel volontaire, la pièce, crue, teintée d’humour noir et grinçant, dérangeante et sans tabous, multiplie les rapports de force, jusqu’à circonscrire la violence dans une simple coupelle translucide se teintant du rouge d’un verre de vin renversé (+ sur Scènes-Magazine)
Bertrand Tappolet
Scènes-Magazine, lundi 1er octobre 2007
La pièce a été jouée en octobre/novembre 2007 au Théâtre Vidy-Lausanne.  
 Photos : Le Poche-Genève, 2007
Photos : Le Poche-Genève, 2008
©HELVETIC SHAKESPEARE COMPANY, Genève, Suisse, Geneva, Switzerland

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